Honorer la mémoire de Samuel Paty
Le procès en appel de personnes impliquées dans l’assassinat de Samuel Paty nous rappelle que cet enseignant a été tué pour avoir fait son travail : expliquer la liberté d’expression, en particulier le droit au blasphème, au cœur de l’école de la République.
Cela ne constitue pas seulement une nouvelle étape judiciaire, c’est aussi un moment de vérité collective : accepter que des paroles, des caricatures, des idées puissent choquer, car si nous devons respecter les croyants nous sommes libres de critiquer les idées et les religions dans le respect de la loi. On ne répond jamais à des mots par la violence physique. La justice doit passer sereinement, fermement, loin des récupérations et des discours de haine.
La meilleure manière d’honorer la mémoire de Samuel Paty, c’est de défendre la liberté d’expression, l’esprit critique et l’école où l’élève apprend à se forger ses propres convictions et devenir un citoyen. Soutien à tous les enseignants qui continuent d’expliquer, de débattre, d’ouvrir des esprits malgré la peur et les pressions. Ne cédons ni à la violence, ni à l’intimidation, ni à l’autocensure.
