Quand les mots pèsent plus lourd que les intentions

Dans une vidéo récemment diffusée, Nathalie Oziol, députée LFI, affirme qu’elle ne considère pas l’assassin de Samuel Paty comme un « fanatique musulman ».
Elle dit vouloir éviter l’amalgame entre islam et fanatisme.
Son expression soulève une question essentielle : jusqu’où peut-on nuancer le vocabulaire sans trahir la vérité des faits ?

Dans un pays encore marqué par l’horreur de cet attentat, cette nuance a été perçue par beaucoup comme une minimisation de la dimension islamiste du crime.

Il ne s’agit pas ici de condamner une personne, mais de rappeler une évidence :
Samuel Paty a été assassiné au nom d’une idéologie se réclamant de l’islam le plus radical parce qu’il incarnait la liberté d’expression,
Nommer cela, c’est refuser le déni. Ce n’est pas stigmatiser une religion, c’est protéger la République.
Oui, il faut éviter les amalgames.
Mais il faut aussi avoir le courage de nommer le fanatisme religieux là où il détruit la liberté, la raison et la vie.

C’est cela, être fidèle à la mémoire de Samuel Paty.

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