Des aumôniers pour garantir la liberté de conscience

Dans le débat public, on oublie parfois que la loi de 1905 ne se résume pas à la séparation des Églises et de l’État.
Elle garantit avant tout une liberté fondamentale : la liberté de conscience.

C’est dans cet esprit que l’État rémunère des aumôniers, représentants des différentes religions, dans certains lieux bien particuliers : hôpitaux, prisons, armées, pensionnats.
Pourquoi ? Parce que dans ces situations, les personnes ne sont pas libres de se déplacer pour pratiquer leur culte ou bénéficier d’un accompagnement spirituel.
Loin d’être une entorse à la laïcité, ce dispositif en est au contraire une application concrète.
Il permet à chacun, quelles que soient ses convictions, de vivre sa spiritualité ou simplement d’être accompagné, même dans des contextes contraints.

Leur action ne met pas en cause le principe de séparation et de neutralité de l’Etat, toutes les religions sont concernées.
La mission des aumôniers est spirituelle et morale et non prosélyte.

La laïcité, ce n’est pas l’effacement du fait religieux. C’est l’équilibre entre neutralité de l’État et respect des libertés individuelles.
Rappeler le rôle des aumôniers, c’est rappeler que la République protège toutes les consciences, sans distinction.

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